Blaireau!

Non, cher lecteur, ne t’offusques pas! Je vais simplement poursuivre la série (trop longtemps laissée de côté) sur la quête du rasage parfait. Après avoir choisi la lame qui te convient, je vais te parler des moyens qui s’offrent à toi pour ne pas y laisser ta peau (sur la lame).

Il s’agit donc de préparer ta peau délicate au passage de la lame en question.

NB : pour les rasoirs électriques, il est recommandé de se raser sur peau sèche (sauf certains modèles spécifiques). Mais comme je l’ai déjà mentionné, nous sommes en quête du rasage parfait. Donc, je vais m’en tenir au « vrai » rasage : le rasage manuel.

Le rasage commence bien avant de prendre en main le rasoir. Il commence… pendant la nuit. En effet, pendant que vous vous laissez bercer par Morphée, votre pilosité faciale en profite pour poussez tous azimut. Elle pousse même plus vite que pendant la journée. Et votre peau va être préparée, de manière très naturelle au rasage. Elle va être gentiment nettoyée par le frottement de l’oreiller et des draps, et votre rythme cardiaque plus lent va permettre une irrigation plus douce de la peau, et donc va l’assouplir. Tout ça, c’est bon pour vous, et en plus vous n’avez rien à faire (si ce n’est dormir). Ensuite, quand vous vous réveillez, c’est à vous de jouer. Commencez par la douche. Attention, pas d’eau froide! L’eau froide a pour effet d’augmenter le rythme cardiaque, et de resserrer les pores. Et nous, on veut tout l’inverse : une peau détendue et souple, avec des pores bien ouverts. Donc, eau chaude! Et c’est valable pour toutes les étapes du rasage, jusqu’à la toute fin. Vous pouvez aussi profiter de cette douche pour vous masser le visage, ça assouplira d’autant plus la peau.
En sortant, ne vous essuyez pas le visage! Autant le contact avec les draps étaient bénéfiques, autant dès maintenant, plus aucune tissu ne doit toucher votre visage (à moins que les irritations soient ton truc pour bien commencer la journée… ça te regarde.). Ni frotté, ni tamponné. Enlever juste l’excédent d’eau avec la main.

Ensuite, vient la mousse.

Et là, ça peut être assez divers. J’ai utilisé pendant longtemps de la mousse en bonbonne, du gel mousse… mais maintenant, je préfère (et de loin!) le savon à barbe et le blaireau. Pour plusieurs raisons :
- le prix : même si un bon blaireau peut coûter assez cher, le savon à barbe est très bon marché, et dure plus longtemps. Une bonbonne de mousse dure environ deux mois de rasage, une bonbonne de gel mousse environ quatre mois… avec un savon à barbe, les six mois sont vite atteints. Et pour moins cher. Même si ce ne sont pas des sommes faramineuses, c’est un argument.
- l’écologie : les bonbonnes sont une catastrophe à recycler! Il y a des métaux, des composés plastiques, des gaz… bref, c’est vraiment pas le top.
- la dermatologie : les mousses toutes prêtes contiennent souvent du silicone pour avoir une belle tenue bien onctueuse, et ça assèche la peau (et donc augmente le risque de coupures… paradoxal pour une mousse, non?). Elles contiennent aussi de l’aluminium en composés (souvent de l’oxyde d’aluminium), qui est réputé pour provoquer des cancers de la peau.
Bref, j’aime mon savon à barbe.

Pour ma part, j’utilise un savon très gras, à l’huile d’amande douce, en pot. Le savon en tube est bien aussi, mais il disparaît plus vite… (un conseille pour faire durer votre savon : faite le sécher à l’air libre pendant une à deux semaines avant emploi. C’est un truc qui me vient de mon père, et ça fait vraiment là différence.)

A propos d’huile d’amande douce : je vous recommande d’en avoir dans votre matériel, surtout si votre peau est sensible. Un petit massage avec ça avec de mettre la mousse, ça va faire des miracles.

Bon… on a toujours pas parlé des blaireaux. Evidemment, les « vrais » en poils naturels sont meilleures. Ils sont aussi les plus chers. Pour commencer, vous pouvez en trouver des synthétiques pour moins de 5 CHF dans tous les supermarchés. On va pas se ruiner dès le début. Vous voudrez sans doute en acheter un mieux par la suite, mais comme je le disais, pour commencer ça ira bien.

NB : un blaireau doit toujours sécher à l’air libre, si possible poils vers le bas. On enferme jamais un blaireau humide dans un endroit clos! sinon, gare aux odeurs de moisi au prochain rasage. Sans parler des bactéries et germes, qui ne manqueront pas d’irriter votre peau, voir de provoquer des infections.

Bon… moussons, moussaillons!

Fais d’abord tremper le blaireau dans de l’eau chaude (par exemple, pendant que vous vous douchez… On va pas perdre de temps, hein!). Egoutte-le (sans en mettre plein le miroir, sinon tu vas recevoir des remarques, et ce sera encore ma faute…). Pour faire la mousse, deux méthodes : dans un bol ou directement sur le visage. Personnellement, je trouve la mousse de meilleure qualité quand elle est faite au bol. Mais ça m’arrive aussi de la faire à même la barbe…

Avec le savon en pot, quelques tours de blaireau dedans vous donnent le savon nécessaire. Pour le savon en tube, l’équivalent d’un grosse pointe de couteau suffit (à moins que vous prévoyiez de raser plus que votre visage, ce qui ne me regarde pas). Ensuite, fais mousser dans le bol (ou directement sur votre visage). La mousse doit devenir lisse, mais monter quand même. Si vous devez rajouter de l’eau, tremper votre blaireau dans de l’eau chaude (la mousse chaude, c’est le pied!).

Puis appliquer sur le visage, en faisant des petits mouvements circulaires (qui vont relever les poils, et masser encore une fois la peau, et enlever les peaux mortes.). Un fois que tu es satisfait de la mousse, lisse-la en faisant des grands mouvement de pinceau.

Voilà, ta peau est prête pour l’assaut. Et toi, si tout est bien dans le meilleur des mondes, tu prends ton pied avec la mousse chaude en contact avec ton visage. Bref, tu es prêt pour le meilleur des rasages.

Mais ça… ce sera pour un prochain post.

Et comme d’habitude en de pareilles circonstances, j’espère ne pas avoir été trop barbant.

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