Cher lecteur, voici le moment que tu attendais avec avidité. Je le sais : les statistiques me le susurrent à l’oreille. Le nombre de visite est plus important quand je parle de Chupa Chups Attitude que quand je pousse un coup de gueule dont la portée sociale reste encore terriblement insoupçonnée. Et quand je fais un concours, les stats explosent le plafond. D’ailleurs, n’oubliez pas de participer!
Quelle intro! La foule est en émoi!
Je vais donc vous conter la naissance de ce qui sera appelé plus tard la Chupa Chups Attitude, agrémenté de commentaires (comme il se doit).
Tout commença lors d’une ballade dans la jungle. Forcément. Il faisait chaud et humide (je sais que c’est implicite dans la jungle, mais je tente de planter le décor, de créer l’ambiance…), et les moustiques nous harcelaient. Nous marchions depuis quelques heures déjà, quand une jeune demoiselle du groupe (qui est entre temps devenu ma belle-soeur, mais c’est une autre histoire…) a eu cette réflexion, presque comme si elle pensait à haute voix (ou qu’elle parlait pour elle-même) : “Je veux une Chupa Chups.” (Et oui, j’aime les parenthèses.)
Simple, non? “Je veux une Chupa Chups.”
Et pourtant, le germe d’une philosophie nouvelle était là. Philosophie qui, j’en suis sûr, va révolutionner le XXIème Siècle (ou pas).
Je n’en étais pas conscient sur le moment. Toutefois, le premier élément en était déjà présent : le côté décalé. Cette simple pensée détonnait complètement avec son contexte, et par là, réussi à alléger les heures de marche qui alourdissaient nos pas. Comme nous le verrons plus tard, ce côté décalé se développe en de nombreux aspects.
Ce n’est qu’à notre retour en Suisse que j’ai commencé à prendre conscience de l’impact que cette phrase allait avoir.
D’abord, l’impact psychologique (que je considère comme moins intéressant. Mais d’aucun disent que j’ai un problème avec le monde psy. Je crois que je vais refouler ces considérations encore un peu…). J’étais devenu accro. J’en étais à deux ou trois Chupa Chups par jour. Je me suis assez vite désintoxiqué, mais l’idée de la Chupa Chups était devenue obsédante.
Je me suis vite aperçu que cet effet indésirable se retrouvait de manière assez systématique chez les gens présents au moment alpha : lors de notre première rencontre après le voyage, certains avaient amené des Chupa Chups, et tous en ont mangé avec avidité. Quel impact pour une simple phrase… Surtout une phrase à ce point décalée. Mais peut-être est-ce lié…
Cette obsession ne s’est pas seulement exprimée par une sur-consommation des joyeuses friandises… Je me suis documenté. Comme je te l’ai conseillé dans un post précédent, je suis allé sur le site de Chupa Chups. A l’époque, le site présentait une liste des différents goûts disponibles, laquelle me faisait saliver des litres. Savais-tu qu’il existe certains goûts réservés à certains pays? Comme la réglisse pour les pays-bas (que je me suis fais un devoir de goûter dès que possible : un délice!), ou la bière noire pour l’écosse.
Là encore, un élément de la Chupa Chups Attitude se mettait en place doucement : être sérieux avec l’inutile. Ce blog l’atteste, c’est un des éléments que je pense être les plus importants. Je me permet même de compléter la devise : Être sérieux avec l’inutile, et léger avec les choses sérieuses. (Je trouve la deuxième partie de la formulations encore un peu lourde, mais je trouve pas mieux… Si tu as une suggestion, n’hésite pas!)
Ces premiers éléments mis en place, il ne restait plus qu’à les systématiser, et les mettre en pratique. Mais ceci, cher lecteur, devra faire l’objet d’un autre post.
Quel délice ! non pas la chupa que j’ai délaissée cause régime (encore que je ferai bien de reprendre et d’arrêter la Philip M), mais la lecture de ce billet.
Inutile .. pas sûr, la phrase de la future belle soeur a eu l’impact incroyable de vous donner des ailes. Moralité : même la chupa, quand on l’a pas, elle nous fait un petit quelque chose par là !