Bon… J’ai décidé de te laisser un peu méditer sur la Chupa Chups Attitude, et faire une pause de ce côté. Je ménage le suspense, quoi! Je vais en profiter pour vous parler d’un sujet typiquement masculin : le rasage.
Oui, je sais que la gestion de la pilosité n’est pas l’apanage des hommes, et que les femmes ont pléthore de moyens pour traquer le poil rebelle un peu partout sur leur anatomie. Mais je veux parler plus spécifiquement du traitement réservé à la pilosité faciale masculine. Point de sexisme dans ce choix, cher lecteur, car il n’est que le reflet de mes connaissances, pas trop mauvaise pour le sujet qui nous intéresse, mais carrément nulle en ce qui concerne le reste.
Bon, ceci étant dit, entrons dans le vif du sujet. Je ne vais pas vous parler de techniques de rasage (ça, c’est pour plus tard… ). Non, je vais plutôt vous parler de ce que cela signifie. Le sens profond. Et là, je vais me lancer dans un exercice que je n’ai jamais pratiqué, et pour lequel je vais vous demander votre indulgence.
Je vais me livrer à vous.
Je vais faire fi de ma pudeur et vous révéler une parcelle de mon identité. Ou plutôt un élément qui a construit mon identité.
Revenons quelques années en arrière. C’était l’époque des hormones en fleur, des timidités maladives… C’était l’époque où je poussais des beuglement sauvage à chaque fois que je tentais de m’exprimer, bref, c’était la adolescence.
Un jour, je me rendis compte que ce que j’attendais avec impatience depuis si longtemps était arrivé : mon menton était couvert d’un léger duvet (à peine perceptible). La discrétion dudit duvet ne changeait rien à l’affaire : j’avais attendu ce début de pilosité avec fébrilité dans un seul but.
Le raser aussitôt.
Ainsi donc, je me suis préparé : Un rasoir tout neuf (un Gillette Sensor Excel, le must pour l’époque), de la crème à raser, un blaireau et un after-shave. Car oui, j’allais apprendre l’art ancestral du rasage traditionnel au blaireau. Et cet initiation m’était donnée par mon père, comme il se doit.
Et c’est là que ça s’est produit : j’ai saisi le rasoir entre mes doigts (en suivant les instructions à la lettre), et l’espace d’un instant, j’ai regardé l’outil en question. Soudainement, c’est comme si une énergie inconnue me parvenait par ce rasoir. L’espace d’un instant, il y avait en moi un homme des cavernes qui rugissait de bonheur à la découverte du silex (oui, il arrive que cette partie de moi resurgisse… galopin, va!). C’est ce moment de communion avec tout les porteurs de chromosome Y m’ayant précédé a été pour moi l’occasion d’une révélation : j’étais désormais un homme.
Le reste de l’initiation se passa sans encombre : je me coupa un peu, ce que l’after-shave me rappela avec le mordant qu’on lui connaît, occasion pour moi de prouver ma virilité fraîchement acquise.
Depuis lors, le moment du rasage reste un temps à part, une certaine communion avec mon cro-magnon intérieur. Bref, un moment de mâlitude sans complexe. Personnellement, j’y prend un plaisir certain. Mais ça demande de maîtriser une certaine technique… Mais comme je l’ai dit précédemment, c’est pour un autre post.
J’espère ne pas avoir été trop barbant.
Bon, je vous rassure, cette leçon d’apprentissage est magnifique ! on s’y croirait.
D’autant que nous, les femmes, ne connaissont pas ce pur bonheur de retour aux sources (pas d’homme de cromagnon qui sommeille en nous).
Votre explication donne envie de voir l’homme qui se rase sous un autre angle ! (même s’il n’a pas rincé le lavabo, le bougre !)
Tu n’as de barbant que la broussaille qui a élu domicile sur ton visage.
Ce billet me rappelle notre discussion de la dernière fois à la Banane, concernant nos méthode de rasage (moi à la hache, toi…).
Toujours est-il que la dextérité me manque encore parfois. A ma décharge, les courbes de mon visage ainsi que les quelques résidus d’acné ne facilitent pas la tâche.
Rassure-toi, jeune padawan, des articles viendront pour t’enseigner l’art très précieux du rasage façon “peau de bébé”. Promis!
Quant à ton commentaire, reinedespommes, il est très flatteur, et je t’en remercie!
Commencer un blog avec des commentaires comme ceux-ci est très encourageant! Merci!
Oui, mais je vais te suivre à la trace pour m’assurer que le ton reste identique ! sinon, attention … car l’art précieux du rasage vaut tout autant que l’art précieux du langage.
Me voilà prévenu!